[Focus Startup] City-Locker: la première consigne à bagages urbaine

Consigne City locker

La première consigne à bagages urbaine

Focus aujourd’hui sur la startup parisienne City-Locker dont le concept est de proposer des consignes à bagages, situées au cœur des villes. Crée par Jean-François Foncin, City-Locker dispose aujourd’hui de trois consignes dans Paris: une dans le Marais, une dans le quartier St Michel / St Germain des prés et une entre les Gares du Nord et Gare de l’Est. Moins chères que les consignes existant déjà et surtout plus pratiques, puisque situées dans différents quartiers (en opposition aux aéroports et gares traditionnellement), City-Locker entend étendre son développement à d’autres quartiers dans Paris mais aussi en province et à plus long terme à l’étranger.

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De manière concrète, City-Locker fonctionne à travers des consignes automatisées et accessibles 7j/7 de 8h à 22h. La réservation se fait en ligne et les espaces sont totalement sécurisés grâce à des caméras, mots de passe pour les casiers et encore systèmes d’alarme. De quoi rassurer d’éventuels voyageurs peu enclin à laisser leurs bagages sans surveillance.

City-Locker a par ailleurs été choisi pour faire partie des 100 entreprises qui disposeront bientôt du nom de domaine .paris et a déjà signé un certain nombre de partenariats avec divers acteurs. Adrien Monteil, chargé du marketing pour la startup, nous en dit plus dans l’entretien ci-dessous.

5 questions à Adrien Monteil, en charge du marketing chez City-Locker

Quelle est l’histoire de l’entreprise ?

Jean-François Foncin, fondateur de City-Locker, est depuis des années gérant d’’une agence de location saisonnière d’’appartements meublés à Paris. Un problème récurrent pour son agence était la gestion des bagages : par exemple, un client qui devait quitter l’’appartement à 10h du matin mais qui avait un vol le soir à 20h, ne savait pas quoi faire de ses bagages. Monsieur Foncin a eu un beau jour l’idée de City-Locker : des consignes à bagages en centre-ville de Paris accessibles à tous, qui permettront de régler ce problème de bagages. Il a vu en City-Locker une belle opportunité de marché, qui allait au delà des clients de son agence. C’’est en Avril 2013 que l’’entreprise fût créée, avec sa première ouverture au 82 rue des Gravilliers dans le Marais. S’’en est suivi l’’espace à St. Germain des Prés au 6 rue des Bernardins et nous sommes entrain d’’ouvrir le 3ème espace entre Gare du Nord et Gare de l’’Est. Nous prévoyons une prochaine ouverture dans le quartier Opéra/Grands magasins/Auber.

Quels sont les frais pour déposer ses bagages ? Est-ce votre seule source de rémunération ?

Les tarifs commencent à partir de 10€€/jour et par casier. En fonction de la saison, des disponibilités et des évènements (par exemple la Fashion week), le tarif peut aller jusqu’’à 16€€/jour. Le tarif moyen est de 12€€/jour. Hormis ce prix là, aucun frais supplémentaires n’est demandé à l’utilisateur. Ceci est notre seule source de revenus pour l’’instant.

Par quels moyens garantissez-vous la sécurité des bagages déposés dans vos consignes ?

Tout nos espaces sont équipés de 2 ou 3 caméras intérieures et nous sommes en phase de rajouter une caméra extérieure (qui filme l’’entrée) sur chaque espace City-Locker. De plus, tout les espaces disposent d’’un système d’’alarme qui se déclenche automatiquement s’’il y a effraction ou si quelqu’un essaye de forcer un casier. Le paiement sur internet est sécurisé et nous avons les coordonnées bancaires de l’’utilisateur (ce qui peut également dissuader). Enfin, les codes des casiers changent tous les jours.

Pouvez-vous en dire plus sur vos partenariats ?

Nous avons déjà un bon nombre de partenariats et nous sommes en constante recherche de nouveaux. Nous avons pour ambition d’attaquer le marché des ambassades et des consulats, qui ont un réel intérêt pour nous puisqu’’il est impossible par exemple aujourd’hui d’’accéder à l’’ambassade des Etats-Unis, ne serait-ce qu’avec un ordinateur ou un petit sac. Les grands magasins (Galeries/Printemps etc.), qui sont soumis à Vigipirate ne peuvent pas non plus accueillir de clients avec des bagages par raisons de sécurité, c’est pourquoi nous essayons de développer des partenariats avec ces enseignes. Nous avons également beaucoup de partenariats avec des agences immobilières et de voyages, qui sont souvent confrontés à ce problème de gestion de bagages.

Comptez-vous élargir votre présence à d’autres villes ?

Aujourd’’hui, nous proposons à des personnes qui cherchent à investir un contrat sous forme de licence de marque (même système que la franchise, à peu de chose près) afin qu’’ils ouvrent leur City-Locker où il le souhaite. Ceci est très intéressant car un City-Locker ne demande pas d’’employés, et fonctionne un peu comme une laverie (à part qu’il ne faut pas aller à la laverie tout les soirs récupérer la monnaie puisque le paiement est en ligne) : tout est automatisé. D’’ici 1 an ou 2, nous allons lancer un réseau de franchises qui nous permettra de nous développer en province et d’’attaquer le marché international avec des grandes villes comme  Londres, Rome, New-York ou encore Berlin. Il y a dans ces villes très touristiques une réelle demande de prise en charge des bagages. Aujourd’hui’’hui, les traditionnelles consignes de gares ne sont pas efficaces (souvent excentrées, impossible de savoir à l’’avance si il y aura de la place, obligé de repayer pour ré-ouvrir la consigne si on a oublié quelque chose à l’intérieur).

Voilà, vous n’aurez maintenant plus à attendre des heures à l’aéroport et pourrez profiter d’une dernière demi-journée sur votre lieu de séjour ! Que pensez-vous de cette nouvelle entreprise française ? Répondez-moi dans les commentaires ci-dessous.




Il y a 3 commentaires

Ajoutez le vôtre
  1. Stéphanie

    Intéressant, mais quid de la sécurité, je parle de vigipirate ? Il n’y a pas que les grands magasins qui sont soumis à cette loi mais tout lieu public. Puisqu’il n’y a pas de personnel, comment les bagages sont-il scannés ?

  2. Adrien Monteil

    Bonjour Stéphanie, en fait nous ne sommes pas soumis à Vigipirate car nous sommes considérés comme des locaux privés. Dans le cas où nous serions obligés d’y être soumis nous avons d’ores et déjà des dispositifs de sécurité qui nous permettrait de ne pas avoir de problème au niveau de la loi et de garantir au maximum la sécurité des bagages de nos clients.

  3. Stéphanie

    Bonjour Adrien, désolée je n’avais pas vu votre réponse. A votre place, je me renseignerais bien sur le statut d’ERP puisque même un chapiteau est considéré comme un établissement recevant du public, et sur la législation applicable. Certes il y a la sécurité des bagages, mais je pense surtout à la sécurité des personnes (vigipirate, risque incendie, etc.) et à la responsabilité pénale, la vôtre en l’occurrence s’il arrive un accident. Même de grosses entreprises publiques ont du mal à réaliser les risques pénaux encourus et ont tendance à les minimiser jusqu’au jour où… Dans la nôtre, il a fallu attendre la création d’un service dédié à la gestion des bâtiments pour que toute nos obligations légales soient connues de tous et respectées.
    Cela dit, votre concept est très bien vu la demande importante pour un tel service, mais ça vous le savez déjà 😉


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